Asexuel.le.x : personne qui ne ressent pas ou peu d’attirance sexuelle envers les autres et/ou elle-même.

L’asexualité est une orientation sexuelle qui consiste en l’absence d’attirance sexuelle. [1]

Elle semblerait concerner environ 1% de la population selon les dernières études [2]. La façon courante de désigner les personnes asexuelles est sous l’abréviation ace [3]. L’abstinence est le choix de ne pas avoir de rapports sexuels. L’asexualité est différente de l’abstinence car, contrairement à cette dernière, elle n’est pas un choix.

On est asexuel.le.x au même titre que toute autre orientation sexuelle. L’asexualité peut aller de l’indifférence à l’aversion pour les rapports sexuels. Cela ne veut pas dire qu’une personne asexuelle n’a jamais eu, ou n’aura jamais de rapports sexuels : elle peut décider d’en avoir, sans que cela ne change son orientation sexuelle. Tester, essayer, cela demande parfois du temps et cela ne définit pas l’identité. L’asexualité n’est pas une « maladie » que l’on doit « soigner ». Exactement comme l’homosexualité ne l’est pas non plus. Le corps d’une personne asexuelle peut répondre à des stimulations sans pour autant qu’elle n’éprouve de désir.

Les personnes asexuelles peuvent décider d’avoir des rapports sexuels pour diverses raisons (qui les regardent). Elles ne sont pas plus ou moins asexuelles pour autant.

Elles peuvent choisir d’avoir un enfant ou non. Elles peuvent aussi se masturber, ou non. Elles peuvent tomber amoureuses, ou non si elles sont aromantiques. Elles peuvent vouloir avoir des relations ou non. Elles peuvent avoir envie de sensualité sans sexe : de toucher, de caresser, d’embrasser, et s’arrêter où elles en ressentent le besoin.

Bref, elles ont des désirs et des besoins comme toute personne, simplement les leurs seront souvent dénués d’attirance sexuelle.

L’asexualité est une orientation interne qui ne dépend ni du choix de la personne, ni des circonstances. On pense souvent à l’amour platonique lorsqu’il est question d’asexualité, et même si ce type d’amour sans rapport physique est pertinent vis-à-vis de cette orientation, l’asexualité ne se limite pas à ça.

D’autres orientations valent la peine d’être mentionnées lorsqu’on parle d’asexualité. Par exemple, « aromantique », lorsqu’une personne n’éprouve aucune attirance romantique pour qui que ce soit. Ou « allosexuelle », lorsqu’une personne ressent uniquement des attirances sexuelles, mais ne tombe jamais amoureuse.

L’asexualité est un spectre. Une personne peut être complètement asexuelle. Elle peut aussi ressentir de l’attirance lorsqu’un lien très fort est créée (on parle alors de « demi-sexuelle») ou alors seulement très rarement (« grey-sexuelle »). Cette attirance peut s’estomper lorsqu’elle devient réciproque (« aikosexuelle ») ou varier avec le temps (« aceflux »).

Au-delà de toutes ces catégories, le plus important est d’être à l’écoute de ses désirs et de son corps, de ne jamais se forcer à quoi que ce soit, et de ne pas se laisser dicter ce qui est supposément « normal » ou non : seul vous-mêmes pouvez savoir ce que vous ressentez à tout moment. Il n’y a pas de honte à avoir et vous ne devez des comptes à personne-l’asexualité n’est pas un problème, ni un trouble psychique, ni une question de morale ou de valeurs : l’asexualité est une orientation sexuelle valable, qui vous concerne peut-être ou l’un.e.x de vos proches, et qui mérite d’être considérée au même titre que toute autre.

L’Asexual Awareness Week a lieu chaque année lors de la dernière semaine d’octobre. [4]


Voici une vidéo de Konbini où Laurie, qui est asexuelle, explique ce que cela veut dire :

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Genre et identités