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  11 mar 2018 à 12:57
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Tourisme : outil ou frein au développement ?

Voyager ou découvrir de nouveaux territoires n’est pas, à proprement parler, une pratique récente. En effet, elle date d’une époque bien plus lointaine que celle des voyages low cost d’aujourd’hui. Les voyages des négociants de l’Antiquité grecque qui avaient l’apparence de véritables expéditions, constituent une première impulsion en vue d’une ouverture vers l’extérieur. Le changement de mentalité qui s’opère à partir du IVème siècle, et qui consiste en une perception plus populaire du tourisme, va contribuer à donner un autre sens au mot « théore » (ambassadeur sacré). Ainsi, ce terme prend, désormais, une connotation plus proche de celle que l’on connaît aujourd’hui : un voyageur qui prend goût à la découverte d’autres populations et cultures (1). Néanmoins, certains chercheurs, comme Marc Boyer et Philippe Violier (2), pensent que la pratique du tourisme est fondée sur une particularité occidentale qui a nécessité des transformations sociétales importantes. Ils considèrent en effet que la révolution industrielle a établi des fondations solides et nécessaires à une nouvelle fragmentation du temps. La standardisation des journées des ouvriers d’usine a offert plus de place aux loisirs et ce, grâce à la hausse du pouvoir d’achat. Cela a aussi, dans une plus large mesure, amélioré la situation économique et sociale des sociétés industrielles, notamment en introduisant les congés payés.

Le chemin de fer – utilisé dans un premier temps pour alimenter les industries en charbon – a, par la suite, été couplé au train à vapeur afin d’améliorer les conditions de transport des voyageurs et, par la même occasion, pour les inciter à entreprendre plus de déplacements. Cet événement marque le début d’un changement de paradigme : auparavant réservé à quelques privilégiés, le tourisme d’après les trente glorieuses est devenu une activité du grand nombre, pleinement intégrée dans la société de consommation caractéristique de l’Europe des années 1960-1970. Ce bouleversement des habitudes s’est normalisé puisque, de nos jours, les vacances à l’étranger sont fréquentes et ordinaires. La mondialisation, dont les conséquences ne concernent pas seulement l’intégration des marchés par l’annulation des restrictions tarifaires et non tarifaires sur le commerce (3), a créé une concurrence entre les Etats et les entreprises d’aviation, et a favorisé les voyages en avion à prix réduits (« low cost ») et les séjours « tout-compris ». Les agences de tourisme ont, elles, été contraintes de lâcher du lest et de céder petit à petit leurs privilèges monopolistiques au profit d’alléchants sites de réservation en ligne. Les voyages sur-mesure permettent aux touristes qui se sont affranchis de médiateurs de préparer eux-mêmes leur itinéraire par l’intermédiaire du numérique (plateformes de réservation numériques, avis et témoignages d’anciens clients, …). L’e-tourisme a ainsi transformé « l’écosystème des acteurs du tourisme » en contraignant les destinations à se livrer à une véritable compétition (4). La récente remise en cause du système en faveur de voyages plus tournés vers l’écologie, le développement durable et le respect des populations locales pousse à la réflexion quant au rôle que peut jouer le tourisme pour les pays en voie de développement. Ce phénomène peut-il de ce fait être vu comme un outil de développement économique des pays pauvres ou représente-t-il la prolongation d’un rapport inégalitaire de dépendance Nord-Sud, hérité de la colonisation ?

Les contributions du tourisme à l’économie

Le MasterCard Global Destination Cities Index (5) référence les 132 destinations les plus importantes pour le tourisme ainsi que le nombre de connexions aériennes entre destinations (Air hub index). Selon le classement de 2014, les pays en voie de développementvi figurent dans le haut du classement (parmi les 5 premières destinations). Ainsi, par exemple, des régions comme Bangkok, Singapour et Dubaï (7) rivalisent avec des destinations plus classiques comme Londres ou Paris. Les vols internationaux qui relient de plus en plus les métropoles européennes aux pays moins développés constituent une source importante de revenus et attestent de l’importance de l’hémisphère Sud pour le secteur du tourisme.

Parmi les avantages économiques que le tourisme peut apporter aux pays visités l’on peut avancer le fait que les arrivées touristiques génèrent de nouvelles opportunités pour les pays en voie de développement, que ce soit avec l’enrichissement du pays en général par les dépenses des touristes, ou plus concrètement, par la contribution à la création de nouveaux emplois. Autrement dit, le tourisme peut participer à la réduction de la pauvreté et offre l’opportunité d’implanter de nouveaux marchés.

Selon The World Travel & Tourism Council (WTTC), un organe international qui permet la coordination entre acteurs du secteur touristique, 109 millions d’emplois gravitent autour de cette industrie (8).Ces activités qui associent une multitude d’acteurs et un large éventail de secteurs impliquent donc la création de nouveaux marchés pour les biens locaux et pour les entreprises nationales ou régionales qui peuvent être bénéfiques pour le tourisme durable de ces pays (9). Les aménagements publics sont modernisés notamment grâce aux capitaux étrangers puisqu’ils ne nécessitent pas d’intermédiaires (10). En effet, il ne s’agit pas uniquement de réduire leur taux de chômage mais plutôt de relever le niveau de vie local en faisant du tourisme un moteur de développement. Il permet de faire connaître des régions ou des activités particulières (par exemple : le tourisme de montagne ou les safaris) et de mettre en place des infrastructures qui profitent aussi aux locaux telles que les voies de communications dans certains pays où les routes sont rares ; comme par exemple, au Panama, où la Pan-american highway est la seule autoroute et donc une des seules voies d’accès (11). Le tourisme en tant que « solution » pour le développement de ces pays peut se concevoir notamment par l’emploi de populations locales dans les entreprises touristiques d’autant que la main d’œuvre (outre des secteurs comme le marketing, la gestion de la clientèle ou le management) n’a pas obligatoirement besoin d’être qualifiée.

Avant d’énoncer les raisons pour lesquelles le tourisme pourrait être un frein pour l’économie locale des pays en voie de développement, il convient de préciser que la possibilité pour un pays de retirer des bénéfices du tourisme (PDT) (12) dépend de la nature de l’économie du pays en question et des alternatives potentielles de développement. Qu’en est-il des répercussions négatives du tourisme sur le plan économique ? (13)

Les entreprises touristiques, ainsi que la population qui gravite autour de ce secteur, subissent les fluctuations imposées par les touristes. En effet, le nombre imprévisible des touristes est sensible au contexte sociopolitique ou plus généralement à la saisonnalité. Vivre au rythme des touristes affecte le bien-être général des populations locales puisque le coût de la vie s’en retrouve affecté. Effectivement, dans un premier temps, les prix des biens locaux augmentent puisque les touristes constituent, avec un plus haut pouvoir d’achat, des consommateurs privilégiés disposés à débourser plus que les habitants locaux. Le secteur touristique engendre de grandes inégalités d’une part, entre les locaux et les touristes, et d’autre part, entre les différentes régions à l’intérieur d’un pays. L’étude dirigée par Tosun, Timothy et Öztürk démontre notamment que, bien que le tourisme ait augmenté le niveau de développement économique de la Turquie, il a aussi causé l’accroissement des inégalités entre régions et classes sociales. Ils estiment que « […] le développement du [secteur touristique] est susceptible de renforcer la position des classes sociales et des régions les plus puissantes, confirmant [ainsi] les disparités existantes entre régions économiques et entre classes sociales » (14).

A plus long terme, les conséquences s’avèrent dévastatrices pour la population puisque le détournement de la main d’œuvre qualifiée et des moyens nécessaires aux autres secteurs limite les « forces » disponibles pour le secteur public. En effet, la main d’œuvre disponible se réduit progressivement et génère un manque pour les autres activités qui bénéficient à la population locale. Le tourisme ne se contente pas de modifier le fonctionnement économique des populations locales. Il est aussi responsable de l’intensification d’inégalités d’accès aux ressources naturelles (15). Pour pouvoir s’approvisionner en eau par exemple, les pays du Sud doivent avoir recours à l’importation de biens étrangers coûteux. L’internationalisation des échanges a, de cette manière, engendré une fuite des devises et des revenus à cause des fortes importations de biens de consommation, de services et de la main d’œuvre (16).

Perspectives sociales et environnementales

A travers le tourisme solidaire, des associations philanthropes désireuses de s’investir dans l’aide humanitaire pour améliorer les conditions de vie des populations pauvres, contribuent à mettre sur pied des projets de développement afin que les bénéfices engendrés par le tourisme reviennent aux mains des locaux. Cette spécificité touristique a vu naître, au milieu des années 80, de nouveaux concepts dans la littérature comme tourisme durable ou tourisme pro-pauvres qui reposent sur une stratégie de développement et une prise de conscience écologique. Les acteurs locaux, nationaux et internationaux sensibles aux répercussions du tourisme s’efforcent progressivement de mettre en balance: objectifs économiques, sociaux et environnementaux.

Les locaux qui, généralement, ne bénéficient pas ou trop peu du tourisme ont, théoriquement, beaucoup à gagner de ce tourisme « pro-poor » puisqu’il s’agit d’assurer aux populations un tourisme qui ne dégrade pas l’environnement et qui soutienne les communautés et qui leur permette de bénéficier d’une meilleure visibilité sur la scène internationale (17). Les problèmes internes – comme la pauvreté et les conflits – sont, de cette manière, moins ignorés. De par la découverte de l’autre, les cultures entrent en contact ; ce qui implique consciemment ou non un changement dans les structures sociétales. Ainsi, soit la confrontation aux autres cultures peut faire naître un sentiment de fierté et de responsabilité à l’égard des traditions à préserver soit, au contraire, peut être à l’origine de changements sociétaux.

Bien entendu, les perspectives sociales et environnementales ne comportent pas uniquement des avantages pour les cultures et pour l’écosystème des pays en voie de développement. Tout d’abord, l’aménagement du territoire, comme la construction de complexes hôteliers, dégrade le paysage : les côtes sur-fréquentées sont victimes de bétonisation et les plages perdent leur côté paradisiaque. De ce fait, la forte empreinte écologique des infrastructures touristiques et hôtelières sur les ressources naturelles – tels que les récifs et la végétation sous-marine – est une réalité que les gouvernements et les organisations internationales doivent prendre en compte. Les quantités d’eau utilisées par les hôtels pour satisfaire les touristes sont un problème tout aussi alarmant puisque la survie des populations locales s’en retrouve affectée (18). En parallèle à ces préoccupations de nature écologiques, la perspective sociale n’est pas à négliger.

En effet, cette dénomination de « tourisme pro-pauvres » a été à l’origine de plusieurs critiques. Les détracteurs de cette forme de tourisme dénoncent le fait d’utiliser la pauvreté pour faire des bénéfices. La promesse d’impliquer les populations locales n’est pas toujours réellement concrétisée : « Au fil du temps, plusieurs projets de tourisme ancré localement ont été mis en œuvre dans les pays en développement mais leur succès n’a pas fait l’objet d’un suivi régulier. Des questions subsistent quant à l’implication et la participation réelles des communautés vulnérables généralement pauvres. » (19).

Plus concrètement, de quelle nature est la cohabitation entre touristes et populations locales ?

Les touristes qui sont à la recherche d’un peu d’exotisme et qui se lancent dans l’aventure de l’ethnotourisme pour aller à la rencontre de peuples indigènes comme les Masaïs en Tanzanie ou la tribu Lisu à Chiang Mai en Thaïlande, peuvent heurter les populations (20).

Tribu LisuDe plus, en terme de dénomination, ces populations se retrouvent, encore une fois, dépréciées. En effet, le fait de définir des populations comme étant authentiques contribue à instaurer une sorte de domination économique et sociale puisque l’authenticité est souvent définie en rapport à la perception que les touristes ont de la culture d’un pays (21). Les décalages de niveaux de vie corrompent les cultures locales en folklore commercial puisque, en fin de compte, la reproduction annuelle de coutumes locales et de rites ancestraux au goût des touristes s’est transformée petit à petit en représentation théâtrale dénuée de toutes spécificités culturelles. Par exemple, des Touaregs sont souvent chargés de divertir les touristes en proposant une danse du ventre alors que celle-ci n’est pas représentative de leur culture. En se dégageant de l’argument, qui paraît légitime, de la découverte de cultures différentes, il s’avère que ces formes de tourisme témoignent d’un manque de considération à l’égard des hôtes et d’une perte d’authenticité. L’abandon des pratiques religieuses (comme au Maroc, où les traditions disparaissent au profit d’une inspiration plus européenne) ainsi que “l’occidentalisation” des villages Masaï sont des témoins de cette triste réalité (22). De ce fait, le tourisme est, paradoxalement, protecteur mais aussi destructeur de sociétés fondées sur une culture propre à ces pays en voie de développement.

Après observation, il est certain que les pays du Sud possèdent des avantages pour les Européens : ils ont un patrimoine culturel ainsi que des espaces naturels authentiques et la main d’œuvre y est bon marché. Avec les compagnies aériennes qui offrent parfois des vols à prix très bas, les touristes profitent de prix alléchants sans se soucier des dégâts, parfois irréversibles, qui sont infligés aux pays hôtes. Que dire de la dépendance que les pays du Sud ont été contraints de développer vis-à-vis de l’industrie touristique européenne ou plus généralement vis-à-vis des gouvernements occidentaux ? Ce rapport de domination Nord-Sud est malheureusement bien présent puisque les touristes qui disposent de ressources financières et de temps libre jouissent pleinement des ressources naturelles de ces pays. La majorité du tarif versé par les clients aux compagnies de voyage ne parvient pas aux pays qui les accueillent et contribue à enrichir des tour-opérateurs étrangers. Ainsi, comme stipulé dans la déclaration Asia-Pacific Workshop on Tourism, Indigenous Peoples and Land Rights de 1995, « [leurs] vies sont menacées par une autre forme de domination (…) favorisée par des pouvoirs globaux pour absorber [leur] terre ancestrale à travers le prisme de l’ordre capitaliste international. » (23). Il devient évident que le tourisme ne peut être considéré comme un outil au développement que lorsque les sociétés ont été sensibilisées aux impacts de celui-ci, et que de nouvelles formes de tourisme plus éthiques permettent d’échapper au nouveau colonialisme lié aux dettes et pressions étrangères.

 

1- le voyage dans l’antiquité, site internet : http://www.antiquite.ac-versailles.fr/voyages/voyage00.htm
2- Philippe VIOLIER, la troisième révolution touristique, Mondes du Tourisme [En ligne], Hors-série|2016
3- les barrières tarifaires consistent en des droits de douane mise en place à l’encontre des marchandises et les barrières non tarifaires sont, elles d’autres types de limitations plus en termes de quantités qu’en terme de taxes (http://ses.webclass.fr/notion/barrieres-tarifaires-non-tarifaires)
4- Sylvain BAUDET et Frédéric WEILL , Comment intégrer le numérique dans les stratégies touristiques ?, Collection Collectivités locales et transition numérique, 2017,p.4
5- Dr. Yuwa HEDRICK-WONG et Desmond CHOONG, MasterCard Worldwide Insights 2014 Global Destination Cities Index, 2014
6- selon la Banque Mondiale, il s’agit de tous les pays dont le revenu est inférieur à 12.736 dollars par habitant (Marie BARTNIK, la Banque mondiale ne parlera plus des « pays en voie de développement », le figaro.fr économie, http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2016/05/18/20002-20160518ARTFIG00268-la-banque-mondiale-acte-la-disparition-de-la-notion-de-pays-en-developpement.php)
7- International Monetary Fund, World Economic Outlook : Slowing Growth, Rising Risks, Septembre 2011, p.183-184, www.imf.org/~/media/Websites/IMF/imported-flagship-issues/…/_tablespdf.ashx
8- World Travel & Tourism Council, Travel & Tourism, Global economic impact & issues 2017
9- Noureddine HADDAD, Les déterminants du choix stratégique des entreprises touristiques, Mémoire Online, 2005
10- Cuba, une économie liée au tourisme, site internet: http://letourismeacuba.e-monsite.com/pages/avantages-et-inconvenients-du-tourismes-a-cuba.html
11- L. BURNET, Pays en voie de développement et tourisme, In: Bulletin de l’Association de géographes français, N°377-378, 47ème année, 1970
12- PDT c’est-à-dire performance du tourisme
13- Louis DUPONT, La relation entre tourisme, croissance, et développement inclusifs dans les petites destinations insulaires de luxe : l’exemple d’Anguilla dans la Caraïbe , Etudes caribéennes, 2015, http://journals.openedition.org/etudescaribeennes/7409#quotation
14- Tourism Growth National Development and Regional Inequality in Turkey
15- Le cas de Boracay aux Philippines en est une parfaite illustration: l’approvisionnement en eau est perturbé par le nombre limité d’infrastructures à disposition des habitants puisque des corporations étrangères, désireuses de satisfaire les envies des touristes, ont acquis le quart de l’île.[]
16- F. EL ALAOUI, l’impact économique, Le tourisme équitable, https://tourismeequitable.wordpress.com/limpact-du-tourisme-classique/limpact-economique/
17- Denis SIREYJOL,Le tourisme dans les pays en développement: un levier de croissance ignoré en dépit de son potentiel, Secteur Privé & Développement, blog animé par Proparco, 2010  
18- Aude LENOIR, En quoi consiste la surfréquentation touristique et comment la contrôler ?, Réseau veille tourisme, Enjeux, tourisme durable, http://veilletourisme.ca/2012/05/16/en-quoi-consiste-la-surfrequentation-touristique-et-comment-la-controler/
19- Saskia MARX, Ancrage local du tourisme pro-pauvres : Deux approches de la réduction de la pauvreté dans les pays en développement et les moins avancées, ITC, International Trade Forum, The Quarterly Magazine of the INternaitonal Trade Centre, 1er juillet 2011, http://www.tradeforum.org/contenu/Ancrage-local-du-tourisme-pro-pauvres–Deux-approches-de-la-reduction-de-la-pauvrete-dans-les-pays-en-developpement-et-les-moins-avances/
20- Pour ce qui est de la communauté semi-nomade Masaï, elle doit faire face à la dépossession de ses terres au profit de terrains réservés à la construction d’hôtels et la minorité tribale Lisu être confrontée aux incertitudes qui existent vis-à-vis de son statut légal.
21- Jean-Michel DECROLY, Le tourisme comme expérience, Regards interdisciplinaires sur le vécu touristique, presses de l’Université du Quebec,2015
22- Au Maroc, la ville de Fès, classée patrimoine mondial de l’humanité, a inspiré un travail de doctorat sur le sujet : « le tourisme de masse s’est emparé de la ville et en a fait un espace touristique à part entière, où les traditions, les mœurs, les coutumes et les modes de vie se confondent souvent avec ceux de la culture occidentale. »
23 – Eddie D’SA, Wanted: tourists with a social conscience, International Journal of Contemporary Hospitality Management,vol.11 Issue:2/3, 1999,p.65 (ma traduction)

Références

– Catherine COCHARD, Safaris humains pour touristes cruels, 20minutes, Actualités, Monde, 1er Novembre 2017 , http://www.20min.ch/ro/news/monde/story/12855933

-Geraldine FROGER, La mesure des effets des formes de tourisme responsable dans différents territoires, Cahier du Cemotev n 2010-03, <hal-00845223>, https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-00845223/document

-Saskia MARX, Ancrage local du tourisme pro-pauvres : Deux approches de la réduction de la pauvreté dans les pays en développement et les moins avancées, ITC, International Trade Forum, The Quarterly Magazine of the International Trade Centre, 1er juillet 2011, http://www.tradeforum.org/contenu/Ancrage-local-du-tourisme-pro-pauvres–Deux-approches-de-la-reduction-de-la-pauvrete-dans-les-pays-en-developpement-et-les-moins-avances/

– Maurine MERCIER et Renata VUJICA, Le Dossier, ma RTS 3, 25 mai 2012, www.rts.ch/couleur3/programmes/le-dossier/3985388-l-ethnotourisme.html

-Jonathan MITCHELL, Tourisme pro-pauvres et tourisme de masse : une alliance qui s’impose, Secteur Privé & Développement, 27 septembre 2010, https://blog.secteur-prive-developpement.fr/2010/09/27/tourisme-pro-paures-et-tourisme-de-masse-une-alliance/

-Morgane TUAL, Tourisme de la pauvreté : solidarité ou voyeurisme ?, Youphil, le média de toutes les solidarités, 6 juillet 2009, http://www.youphil.com/fr/article/0637-tourisme-de-la-pauvrete-solidarite-ou-voyeurisme?ypcli=ano

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Ines Alfaro

Etudiante en dernière année de Bachelor en Relations Internationales, et rédactrice TOPO depuis la rentrée de septembre 2016, Ines est particulièrement intéressée par la géopolitique et les relations de pouvoir entre les pays et la manière d’interpréter l’information journalistique sur la scène internationale. Voir les articles de Ines Alfaro  ⟩
  • Cecilia Achieng

    “L’occidentalisation des villages Masaï sont des témoins de cette triste réalité ” Non, les vrais villages Maasai ne sont pas “occidentalisés” mais bien au contraire la culture a été préservée encore jusqu’aujourd’hui justemment parce qu’ils luttent contre l’oppression gouvernementale qui insiste sur l’abandon de leur coutumes , une décision fortement infulencée par les pays occidentaux . Oui beaucoup de touristes viennent observer les villages en échange d’argent mais cela n’influence en rien leur coutumes traditionnelles ils ne dépendent pas de leur argent , celui ci est souvent utilisée pour subvenir aux besoins des génerations plus récentes qui eux mènent des vies plus occidentaux dans les grandes vi