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  13 avr 2016 à 16:23
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Rencontre avec l’AIESEC, une association pluri-facultaire et mondiale

En quelques mots, qu’est-ce que l’AIESEC ?

 Philippe Nasr : L’AIESEC est l’acronyme pour Association internationale des étudiants en sciences économiques et commerciales. Il s’agit de la plus grande association d’étudiants dans le monde et nous sommes présents dans 125 pays. Concrètement, ce que l’on fait dans les universités où nous sommes présents, c’est d’envoyer des étudiant en stage volontaire ou professionnel à l’étranger. Nous accueillons également des étudiants qui viennent de l’étranger pour réaliser des stages à Genève. Dans un deuxième temps, nous offrons la possibilité aux étudiants de Genève de nous rejoindre en tant que membre et d’avoir une expérience enrichissante. Cela comprend par exemple : faire partie de l’une de nos six équipes, gagner en expérience professionnelle (organisation, gestion du temps, gestion des tâches, travail en équipe) et éventuellement occuper une position de leadership dans l’association.

 

Plus précisément, quel est votre objectif principal au sein de l’université ?

 P.N : À travers ces deux alternatives, on offre aux étudiants la possibilité de développer leur sens du leadership et de l’entreprenariat. Evidemment, quand on approche ces mêmes étudiants, ce n’est pas ce message qu’on leur envoie. C’est seulement une fois qu’ils utilisent l’une de ces deux expériences qu’ils vont pouvoir développer ces capacités. Cela est le même objectif dans chaque université où nous sommes présents. Tous les membres de l’AIESEC à travers le monde vous diront que le but de l’association est  de développer le leadership chez tous les jeunes.

 

Il y a donc aussi une dimension de réseautage ?

P.N : Tout a fait. L’association compte plus de 70’000 membres actifs à travers le monde et plus d’un million d’alumnis. Ainsi, il y a effectivement un réseau AIESEC extrêmement fort à travers le monde. Par exemple, le jour où je me rends à Boston et que je n’y connais personne, je pourrai sans hésiter contacter l’AIESEC Boston, leur dire que je suis un membre de Genève et que nous pourrions nous rencontrer. Je sais d’avance que l’on va pouvoir échanger sur une multitude de sujets car nous avons vécu une expérience probablement très similaire.

 

On pourrait donc dire que vous fonctionnez comme une sorte de fraternité ?

P.N : Ce n’est pas une fraternité, mais il y a un petit esprit de club où effectivement l’appartenance à cette association perdure dans les années et facilite le contact avec des anciens membres. Je peux vous raconter une petite anecdote pour illustrer cela : un membre de Lausanne m’a dit que lorsqu’il prenait l’avion, il mettait toujours son pull AIESEC car il était certain que, dans l’aéroport ou dans l’avion, il rencontrerait un membre de l’association et entamerait la discussion.

 

Quelles sont vos principales activités ?

 P.N : La principale activité offerte aux étudiant à l’université est la possibilité de partir en stage volontaire ou professionnel à l’étranger. La deuxième consiste à trouver des entreprises qui sont susceptibles d’offrir des places de stage – à Genève ce sont plutôt des stages professionnels avec salaire. Une fois que l’on trouve le stagiaire, on s’occupe de lui fournir un appartement, de l’accueillir à l’aéroport. L’idée est de faire en sorte qu’il ait toute la logistique nécessaire pour vivre – abonnement de téléphone, de bus – et aussi de lui offrir une intégration culturelle. En somme, faire en sorte que son séjour se passe au mieux.

 

Quels types de stages sont proposés ?

P.N : Dans les stages volontaires, c’est surtout l’humanitaire, l’éducation, le travail social, mais aussi l’entreprenariat social. Dans les stages professionnels, on couvre tous les domaines, allant de l’informatique au marketing ou l’administration publique.

 

Est-ce que cela est dû au fait que vous soyez une association pluri-facultaire, ou c’est le fait d’offrir un si grand panel de stages qui fait de vous une association pluri-facultaire ?

P.N : Il me semble que cette globalité d’opportunités passe par le fait que l’AIESEC est là pour développer le leadership chez tous les jeunes, peu importe leur domaine académique ou expériences. On veut vraiment proposer cela à n’importe quel étudiant dans le monde.

 

Quels sont vos projets au sein de l’université pour cette fin d’année et le début de la prochaine ?

P.N : En ce qui concerne cette année, nous allons devoir organiser les stages des étudiants qui veulent partir avec nous cet été. Il y a aussi deux gros événements qui vont être organisés. Un premier, le global village, qui aura lieu le 20 avril dans l’université. Il a pour but de promouvoir la diversité culturelle et de proposer aux étudiants de vivre pendant quelques minutes une partie de l’expérience qu’ils pourraient avoir en partant en stage avec l’AIESEC. Puisque cet événement regroupe une vingtaine de stands qui représentent chacun un pays, quand un étudiant s’approchera d’un stand, il aura l’opportunité d’avoir un échange, une découverte culturelle de ce pays. C’est d’ailleurs un des aspects proposés dans les stages. Il y a aussi le forum Startup Ideas, qui aura lieu le 4 mai à l’université de Genève. Il s’agira surtout de promouvoir le côté entreprenariat de l’association. Il regroupe vingt start-up et quatre organismes de soutien. Pour cet événement, le public sera composé à la fois d’étudiants et de professionnels provenant de différentes entreprises.

 

En trois mots, qu’est-ce que l’association t’a apporté au niveau personnel ? Cette question s’adresse tant à l’actuel président, qu’à la future présidente.

P.N : L’AIESEC m’a apporté de l’expérience, et ce, autant professionnelle que personnelle. Je soulignerai aussi l’expérience pratique, ce que l’université au niveau bachelor n’offre pas forcément. Et en dernier lieu, des amis.

Angela Bolzan : Un développement personnel et professionnel. C’est aussi un challenge, car chaque jour il m’est donné de tester de nouvelles choses qui me font sortir de ma zone de confort. Cela me montre de quoi je suis capable. C’est encourageant de voir tout ce que l’on peut réaliser. Mais c’est aussi une expérience en soit, où l’on se fait des amis et où l’on rencontre différentes personnes.

 

Quelle a été la chose la plus difficile à faire dans l’AIESEC ?

 P.N : Construire une équipe. Lorsque l’on constitue une équipe, il faut passer par plusieurs phases et chacune d’entre elles peut être un challenge. Notamment, il y a une phase qui s’appelle le storming où il y a des avis divergents qu’il faut savoir canaliser et veiller à harmoniser. C’est un processus qui est long et qui demande beaucoup d’énergie et de patience.

 

Angela, quels sont les challenges qui t’attendent ?

A.B : Maintenir la continuité, autrement dit, continuer tout ce qui a été fait jusqu’à maintenant afin de pouvoir aller plus loin. Mais il y a aussi le fait de pouvoir transmettre cela à mon équipe afin qu’eux aussi puissent le faire lorsqu’ils prendront le flambeau. Mon but est que toute l’association puisse participer à cette continuité.

 

De quoi est constituée cette équipe ?

A.B : Au sein du comité, il y a le président, qui est entouré de six vice-présidents. Et chacun d’entre eux dirige une équipe. Au final, cela représente une soixantaine de membres. Chacune de ces équipes s’occupe d’un aspect, d’une tâche différente de l’association. Il y a, par exemple, l’équipe qui s’occupe de la finance, celle de trouver des stages, ou de la communication marketing.

 

Quel type d’engagement attendez-vous des étudiants ?

 P.N : Il faut que ce soit une personne curieuse, qui accepte de dépasser ses limites et qui accepte les opportunités qui se présentent à elle. D’autre part, elle doit être capable de s’organiser et de remplir les tâches pour lesquelles elle s’est engagée. L’engagement ne dépend que de ce que la personne propose de faire, mais il faut qu’elle le fasse.

 

Comment vous rejoindre ?

P.N : le recrutement se fait au début de chaque semestre. Concernant les stages, il suffit de nous envoyer un mail. Il n’est pas nécessaire d’être membre de l’association pour avoir accès à ce service.

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Bruno Moreno

Bruno rejoint l’équipe Topo comme simple collaborateur lors des débuts du journal. Ce n’est qu’après une certaine période qu’il décide de s’attaquer à la rédaction. En master de sciences politiques à l’université de Genève, il s’applique à travailler sur les mécanismes de communication politique. Un peu touche à tout, ils’intéresse plus particulièrement aux relations internationales, la communication politique et la géopolitique.Voir les articles de Bruno Moreno  ⟩