Rencontre avec Laura Russo, présidente de Think Out

lire qu’est-ce que Think Out ?

Quels sont les buts de Think Out ?

Nous voulons avant tout reunir les jeunes LGBT* dans une ambiance décontractée et où chacun peut être soi-même. Dans l’année qui vient nous chercherons à rendre l’association plus visible, pour par la suite organiser différents évènements en relation avec les thèmes LGBT* .

L’association est tombée en désuétude pendant quelques années. Il parait qu’un groupe d’étudiants motivés essaient de relancer Think Out ces derniers mois. Est-ce que ça marche ?  Quels sont les obstacles majeurs qui s’opposent à vous ?

Effectivement, Think Out a disparu pendant deux ans, cependant depuis février 2015, l’association a été relancée. La nouvelle équipe est motivée et ça marche. Nous avons, pour l’instant, réuni une quinzaine voire trentaine de personnes (selon les jours), seulement en faisant appel par le  biais de Facebook. Toutefois, nous restons une association encore peu connue par le milieu estudiantin ce qui est notre obstacle principal.

Est-ce que l’association a de nouveaux projets pour cette année ? Est-ce que tu as hâte d’être à un événement ?

Nous avons comme projet principal de réaliser une soirée en soutien à l’association. Elle devrait normalement se faire à la Datcha, dans le courant de cet automne. J’ai hâte d’y être, bien sûr, mais ça me semble encore loin.

Le groupe Amnesty Unige a un groupe de travail concernant les droits LGBT. Est-ce que vous coopérez avec eux sur ce projet ? Aimeriez-vous collaborer avec des associations de l’Université ?

Je suis moi-même l’une des instigatrice de ce groupe d’Amnesty, nous n’avons pas encore de projet concret, cependant nous avons déjà parlé avec le groupe d’Amnesty d’une future coopération.  

Quelle est la pire chose que tu as dû faire pour Think Out ?  La meilleure ?

Ce qui est marrant avec Think Out, c’est que le sigle « LGBT* »  a beau représenter quatre sous-groupes, on se retrouve toujours soit avec que des mecs, soit que des filles. Il m’est arrivé plus d’une fois de me retrouver entourée de mecs (le comble de la lesbienne).

La meilleure ? Et bien à chaque soirée c’est toujours un plaisir de revoir les mêmes têtes. C’est aussi le plaisir de voir le changement chez certain-e-s, qui au fur et à mesure du temps assument de plus en plus leur orientation.

Si tu devais dire en trois mots ce que t’a apporté l’association, quels seraient-ils ? 

 Des amis :  bien évidemment j’avais et j’ai d’autres amis que les membres de Think out. Mais ce groupe offre la possibilité de nouvelles rencontres qui sont à la fois enrichissantes et surprenantes. Ce sont peut-être des personnes à qui je n’aurais jamais parlé et pourtant voilà que dans ce cadre tout peut se produire. Le groupe Think out regroupe une large palette de facultés, de personnalités…

Des rires : ce groupe est une source de bonne humeur continuelle.

Et des migraines matinales….

Si tu devais donner des conseils pour un-e première année LGBT qui arrive à L’Unige, quels seraient-ils ?

L’arrivée a l’université peut paraître effrayant, on arrive dans un monde qui peut nous sembler hostile, on ne sait pas encore à qui l’on aura affaire. Ce sont de nouvelles rencontres qui se font et donc encore l’inlassable coming out.

Malgré tout (et malgré nous), arriver dans un nouveau groupe est aussi intimidant, cependant nous offrons un cadre accueillant où ces nouveaux qui se perdent dans cette « jungle hétéronormée » peuvent se retrouver.

Tristan Boursier

Tristan Boursier

Tristan a fondé Topo en 2012 avec des amis afin de partager des visions critiques, plurielles et simples (mais pas simplistes) autour du politique. Tout n'est pas politique mais tout peut le devenir. Plus précisément, Tristan s’intéresse aux questions de genre, de violence politique, de multiculturalisme et de politique comparée du Moyen-Orient. Tristan a été le premier président de l'association, a lancé en 2015 Topo tv et en 2016 Topo Alumni.Voir les articles de Tristan Boursier  ⟩