Les 10 commandements de l’Unige

Ça y est, tu y es. Tu as passé … en fait pas grand-chose à part la file d’attente pour l’immatriculation. Maintenant, tu vas devenir étudiant-e de l’Unige (textuellement, un Parisien de la Suisse un peu prétentieux qui fête une fois par an en mangeant du chocolat une victoire barbare contre les Savoyards à coups de marmite bouillante). Tu as hâtes mais peur à la fois ? Tu te demandes si cela va être comme tu l’as imaginé ? Pas de panique, Topo te dévoile en exclusivité les 10 commandements de l’unigien-ne (on voudrait lancer le terme) pour aborder sereinement ta première année.

 

0 – Pour Topo tv tu filmeras …

On avait dit qu’on ne ferait pas cette blague, mais étant donné qu’on est vraiment en dèche, on l’a laissée, au cas où.

 

1 – Ton jeudi soir tu réserveras.

Tu découvriras que si Genève est parfois surnommée capitale du protestantisme, ce n’est pas pour rien … Au grand damne des fêtards ! Mais courage, des irréductibles étudiants résistent dans des lieux aux noms mythiques tels que la rue de l’École-d-Médecine ou les Grottes. Alors réserve ton jeudi soir comme tout unigien-ne qui se respecte : soirées de ta faculté (gloire à notre AESPRI chérie!), soirées AFU (pour les plus punks d’entre vous), soirée Topo (la meilleure, évidemment) : il y aura toujours de quoi satisfaire le fêtard qui sommeille en toi. Pense à laisser ta matinée de vendredi exempte de tout cours qui viendrait ruiner ta grasse matinée (aussi appelée gueule de bois).

 

2 – Aux amphis tu assisteras…

Si, si, on vous promet, il faut le préciser. Parce qu’on se dit tous au début qu’on va y aller. Ça paraît évident. Ça l’est un peu moins lorsqu’on se rend compte que son cours est enregistré sur Mediaserveur, ou le lendemain d’une soirée prolongée, d’un papier pas encore prêt, d’un café proposé à l’arrache. Tu nous remercieras la veille de ton partiel de stats (si tu es en SdS).

 

3 – … mais 5 minutes avant tu partiras.

Enfin, si tu veux éviter l’heure de queue qui t’attendra aux micro-ondes. Encore plus vrai pour ceux qui ont la joie d’enchaîner un petit 10h15-12h00/12h15-14h00. Si vous êtes malins, allez au Nadir (les gens de droite pensent que c’est réservé aux gauchistes inhospitaliers, mais en vrai ces gens sont sympas). Si vous n’en avez rien à foutre de l’argent de vos parents, vous pourrez toujours payer des pâtes pour 10 balles dans une des cafet’ (qui devrait s’appeler cafet-non-étudiante).

 

4 – Tes intercours à profit tu mettras.

Oui, là aussi, on s’est tous dit qu’on allait studieusement bosser en bibliothèque entre deux heures de cours. Et oui, là aussi, on a tous (au moins une fois) misérablement échoué. Un conseil : allez directement en bibli à la sortie du cours pour éviter toute tentation de sortie. Une fois que vous y êtes, chassez toute autre source de tentation environnante (Facebook, Snapchat, le Facebook de tes profs, voire le Snapchat de tes profs). Ce conseil est valable sauf si : vous êtes en science po, puisque vous n’avez rien à faire.

 

5 – La musique de fermeture de la biblio tu n’écouteras pas.

C’est un peu comme une malédiction, un chant des sirènes : tu as envie de tester une fois pour voir comment ça fait et après tu deviens accroc. Mais en réalité, trop de travail tue le travail. En plus, tout 2ème année te confirmera, le mieux est l’ennemi du bien : se projeter sur le long terme en bibli, c’est contre-productif. Parce qu’on se dit qu’on a le temps. Et quand le temps est fini, on se retrouve dans la rue, ou pire, en France voisine ! Et puis, deuxièmement parce qu’on en a assez des étudiants fantômes qui laissent leur sac, écharpe, moufle et autres accessoires en bibli toute la journée pour s’assurer une place quand ils reviennent.

 

6 – Quelques francs pour un café tu épargneras.

Parce qu’un café impromptu se présente très, très souvent à l’Unige. Une heure de trou ? Café. Tu en as assez de la bibli ? Café. Un amphi dure un peu trop longtemps ? Café. Pour cela, plusieurs domaines de prédilection : le Café du Lys, l’Éléphant dans la cannette, le Nadir (car oui il y a une cafetière à prix libre!), la Datcha (là aussi, enfin parfois) ou les fidèles de la cafet’.

 

7 – Tes camarades, tu aideras.

À l’Unige, avec la solidarité, on ne rigole pas ! Non je plaisante, bien que la compétition ne soit pas aussi rude que pour nos chers voisins français en prépa (sauf si tu es en médecine, droit ou RI, mais là c’est que tu l’as cherché), certains étudiants gardent secrètement leurs notes. Certains sont même prêts à payer pour avoir des notes ou des résumés (véridique !). Alors pour lutter contre ce phénomène viral, à Topo on a lancé un échange de notes gratuit et libre … mais ça n’a pas bien marché … Du coup on est un peu désespérés et on boit pour oublier. À toi de voir dans quel camp tu veux être !

 

8 – Tes examens, tu réviseras.

Oui, oui, ça aussi, on est obligés de le rappeler. Parce que ça paraît évident, AU DEBUT.  Mais plus la deadline arrive, plus on se dit qu’on a le temps. « Il me reste deux semaines, large. »  « Nan, mais je commence par la micro, et ensuite je ferai les stats. » « Finalement, je me suis dit, tout en un week-end, comme ça j’ai tout en tête. » Alors, on essaie de s’organiser. Enfin, vous pouvez toujours y aller au talent. Qui n’aime pas les défis ?

 

9 – Les deuxièmes et troisièmes années, tu respecteras.

Ça, j’aurais pu le mettre en numéro 1. Mais je me suis dit qu’on allait commencer en douceur. Ça n’en est pas moins véridique. Ne t’inquiète pas, on est gentils quand même. Faut juste que tu nous laisses passer quand on est sur la même route. Et que tu nous cèdes ta chaise en cafet’. Peanuts, on vous dit.

 

10 – À la politique universitaire, tu t’intéresseras !

On sait c’est chiant et si t’es de droite tu trouveras que c’est rempli de sales gauchos (comme les rédacteurs de Topo). Mais c’est important : c’est par nos associations facultaires et nos deux associations faîtières (CUAE et AFU) que des améliorations peuvent se développer pour notre quotidien. On sait, on sait : ça a l’air compliqué de comprendre les méandres de la démocratie administrative. Mais pour partir du bon pied, vous pouvez jeter un œil à l’excellente rubrique Kesako du journal des Lettres qui vous donne un bon aperçu des institutions de politique universitaire.

 

11 – De ton année, tu profiteras !

« Mais vous aviez 10 commandements ! » Eh oui, mon petit, tout ne se passe pas comme prévu. Ça sera certainement le cas de ton passage à l’Unige. Et ce n’est pas plus mal ! Même si vous allez passer des heures sur Facebook au lieu d’écouter en amphi, que vous allez raquer tous les exercices de séminaire à qui voudra bien vous les envoyer, que vous allez rendre vos exposés la veille, une année à l’Unige ça reste aussi des profs géniaux, des conférences passionnantes, des rencontres inspirantes, des soirées décalées, des rencontres improbables (Barroso bourré à Plainpalais, mythe ou réalité ?) et un média formidable : Topo ! Mais les autres médias sont cool aussi : International Ink, iPhilo, OmniSciences, Fréquence Banane et REEL.

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